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29e Assises Nationales d'Aide aux Victimes INAVEM PDF Imprimer Envoyer
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VICTIMES D'ICI ET D'AILLEURS

18 et 19 juin 2015 à la Ferme du Buisson à Noisiel (77 - RER A) organisé par l'AVIMEJ

Ces assises seront l'occasion d'aller à la rencontre des victimes, celles qui viennent d'ailleurs et celles qui se trouvent ailleurs, d'explorer ensemble ce qu'elles ont d'identique et de différent.
Dans le monde actuel, la rencontre se présente à nous d'autant plus que la mobilité fait partie intégrante de nos vies, qu'elle soit subie ou choisie. Ces déplacements, migratoires ou touristiques, ont des répercussions sur les femmes et hommes qui vivent des situations de victimation, de même que les aspects culturels qui leur sont propres et qui ont leur place entière dans l'accueil et l'accompagnement proposés. Cela intéresse de près les associations d'aide aux victimes, dans leur réflexion et dans leur travail de terrain mené auprès des victimes.

Quel sens et quelles questions posent le fait d'être victime dans un Etat, une culture, une organisation autres que les siens...
Ce sera l'occasion d'évoquer la prise en charge des victimes du fait de leur déplacement dans l'espace en Europe et dans le monde et de s'arrêter sur le maillage spécifique mis en place lors d'évènements collectifs qui se produisent à l'étranger. Il sera aussi question de la prise en compte de la spécificité propre aux aspects identitaires et culturels avec cette double problématique des victimes en situation d'exil.
Cet « ailleurs » nous semble parfois lointain lorsque nous évoquons les crimes de masse. Ces crimes perpétrés du fait même de l'identité de l'autre... Notre expérience et l'accueil quotidien de victimes dont l'histoire personnelle est en lien avec un crime de masse nous démontrent que ces témoignages et vécus sont bien plus proches et concernent aussi une conscience et une mémoire à la fois individuelles et universelles.

Ce tour d'horizon ne saurait se passer des contributions de professionnels de divers pays permettant de compléter et d'enrichir le travail actuellement mené en France dans le champ de l'aide aux victimes. Un échange de ces pratiques professionnelles et une vision de modalités d'accompagnement créatrices dans différents pays sera proposé.
Se questionner sur sa pratique, sur soi et sur l'autre, permettre des éclairages fondamentaux afin d'instaurer, là où la différence sépare les êtres en présence, un regard, un accueil et un engagement professionnel qui rapprochent...

Dans le cadre de ces 29es Assises Nationales, l'AVIMEJ a initié la création d'un blog destiné à permettre des échanges de pratiques professionnelles dans l'aide aux victimes.
N'hésitez pas à le visiter et surtout à y apporter vos contributions
: http://katb57.wix.com/viavimej

icon Voir Pré-programme (886.41 KB) + icon Télécharger la fiche d'inscription (578.75 KB)

icon Fiche-pratique Assises nationales 2015 (736.78 KB)icon Liste hébergement pour les personnes autonomes (533.15 KB)

Le dîner convivial du jeudi 18 juin permettra à toutes et à tous de se plonger dans les saveurs d'ici et d'ailleurs au Château du Vivier (77).

 
3 associations du Réseau INAVEM accueillent les familles de l'accident aérien dans les Alpes PDF Imprimer Envoyer
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Dépêche INAVEM - 25/03/2015 Accident aérien Germanwings : INAVEM Réseau mobilisé pour accueillir en France les familles endeuillées

Trois associations du réseau INAVEM, l'AMAV sur les Alpes de Hautes Provence, l'AVAD et l'APERS dans les Bouches du Rhône, ont été réquisitionnées dès hier par les autorités judiciaires pour se rendre sur place et accueillir, en lien avec l'ensemble des partenaires pluridisciplinaires, les familles des victimes de l'accident aérien qui a eu lieu le 24 mars 2015.

Une vingtaine de professionnels INAVEM est présente à la Chapelle ardente, ainsi qu'au centre opérationnel de gendarmerie, pour écouter, soutenir et expliquer les différentes étapes et démarches auxquelles les familles vont être confrontées.

La Fédération INAVEM, membre de l'organisation Victim Support Europe, va prendre attache avec ses homologues pour envisager la suite de la prise en charge des familles dans leurs pays respectifs et restera à disposition sur le long terme pour faciliter la transmission des informations, compte tenu de l'ouverture d'une procédure à Marseille.

Dépêche INAVEM : mobilisation INAVEM pour les familles Accident Germanwings 24/03/2015 (315.18 KB) 25/03/2015
 
Fédération INAVEM mobilisée pour les victimes de Tunis PDF Imprimer Envoyer
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Dépêche INAVEM 20 mars 2015

Attentat de Tunis : la Fédération INAVEM mobilisée pour accompagner les victimes et familles françaises

L'INAVEM, Fédération des associations d'aide aux victimes, a été saisi par le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères et le Ministère de la Justice afin de prendre en charge les familles des personnes décédées, les victimes blessées, leurs proches et les témoins de l'attentat du Bardo à Tunis (18/03/2015).

Les associations du Réseau INAVEM sont d'ores et déjà mobilisées pour mettre à disposition dans la proximité leurs services d'aide, d'accompagnement et de soutien dans l'immédiat et dans la durée.

Un premier contact est établi et, si les personnes souhaitent différer ce soutien, les associations seront présentes à tout moment.

Contact presse : Olivia Mons - communication@inavem.org

 
Solidarité pour les victimes de l'accident en Argentine : l'INAVEM est saisi pour épauler les proches PDF Imprimer Envoyer
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L'INAVEM s'associe à la douleur des familles et des proches des 10 personnes décédées dans l'accident d'hélicoptères en Argentine.

Le procureur de la République de Paris a saisi l'INAVEM pour que la fédération des associations d'aide aux victimes puisse prendre attache avec les familles et les proches des victimes de cet accident, en concertation avec le centre de crise du ministère des Affaires étrangères.

Cette offre de services consiste en une aide, une information sur les droits, un soutien psychologique des familles et des témoins, un accompagnement sur le court, moyen et long termes, dans la proximité sur toute la France, grâce à l'ensemble du Réseau associatif de l'INAVEM.

 
Retour sur les soirées débats ! PDF Imprimer Envoyer
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Retour sur la Semaine du 22 Février !

Dans le cadre de la journée européenne des victimes, l'INAVEM a organisé une série de soirées thématiques pour les professionnels, pour toutes les personnes en contact avec des personnes victimes et le grand public.

Les missions du 08VICTIMES, le métier d'écoutant

Après avoir visionné un petit film de 8 mn sur le portrait d'un écoutant sur le 08Victimes, le référent de ce numéro pour les victimes d'infractions a pu présenter la plate-forme téléphonique, et le travail très concret que les écoutants, quelle que soit leur formation de base, réalisait lors d'un entretien avec une personne victime d'une infraction. Il a pu exposer les différents rôles que pouvaient avoir le 08VICTIMES, et notamment :
1- celui d'écoute, de compréhension et de rassurance en vue d'une orientation, en amont d'une mise en relation avec une AAV locale,
2- celui d'écoute à des moments cruciaux où les interlocuteurs habituels (avocat, médecin, AAV...) ne sont pas disponibles,
3- celui d'appeler eux-même les victimes afin de leur proposer une offre de service dans le cadre d'une mission donnée par une autorité publique, ou de rappeler des personnes qui ont cherché à contacter le 08VICTIMES par le biais de la messagerie.

Ensuite, Marie-Yvonne Harry, psychologue clinicienne et ancienne directrice d'une AAV, a insisté sur les qualités dont devaient faire preuve les écoutants en téléphonie sociale, en parlant du référentiel de compétences, du "Métier d'écoutant".

Au-delà des savoirs de référence, comme les qualités d'écoute, d'empathie, de maîtrise de soi..., il y a des savoir-faire, comme le repérage des freins, la compréhension de la disctinction entre la demande de la personne victime et son besoin véritable. Très souvent, les personnes victimes ont les informations dont elles ont besoin, mais elles ne savent pas s'en saisir. Enfin, il y a les savoir-être, que l'écoutant soit toujours curieux de l'Autre, qu'il sache se remettre en question, dans ses pratiques, et qu'il soit toujours capable de s'adapter à une nouvelle situation.

Ensuite, deux écoutants ont présenté des situations assez typiques, même si l'écoute d'une personne est toujours singulière. 4 types d'infraction : - Une personne qui a subit un accident de la circulation avec dommage corporel léger mais une très grande peur ; - une escroquerie sentimentale ; - des troubles du voisinage qui cachaient une violence conjugale ; - des appels à passer à des victimes suite à un événement collectif.

Beaucoup de questions et une bel échange entre les écoutants et la salle s'est instauré.

icon Dossier soirée 08V Ecoutant (535.68 KB)


Les rencontres détenus-victimes : un exemple de justice restaurative en France

Après une présentation par Sabrina Bellucci, directrice générale de l'INAVEM, de la raison pour laquelle l'INAVEM s'était engagé depuis presque 8 ans dans cette idée de jutice restauraitve, la soirée a été fondée sur la diffusion d'un documentaire de 26 mn sur les rencontres détenus-victimes qui ont eu lieu à Poissy en 2010 et 2014, et sur le témoignage d'Alain, papa qui a perdu un fils de 20 ans assassiné, et qui a participé aux RD-V en 2014. En plus, Sabine Renou, criminologue, bientôt diplômée en psychologie clinique et psycho-criminologie, issue d'une association d'aide aux victimes, a expliqué les bienfaits possibles pour les personnes victimes d'être de nouveau actrices de leur propre histoire, à côté de la justice pénale, que les victimes puissent reprendre du pouvoir sur ce qui leur est arrivé, sur leur propre confiance en soi, et sur leur confiance dans l'autre et la société. Elle a démontré également, en prenant en référence le code de déontologie et la charte des sevices de l'INAVEM, en quoi il était du ressort des associations d'aide aux victimes de parler, voire de proposer aux victimes une modalité de justice restaurative, fondée sur le volontariat, sur la liberté, l'échange quel qu'en soit sa forme.

Pour voir le film sur Youtube et partagez-le ! (personnes victimes, infracteurs, animateur, représentant de la communauté, institutionnels)

icon Dossier soirée JR (490.64 KB)

Ce qu'apporte l'Europe aux victimes : art. 22 l'évaluation personnalisée des victimes pour savoir si elles ont des besoins particuliers

Après une ntroduction par Michèle de Kerckhove, présidente de l'INAVEM, Isabelle Sadowski, référente juridique de l'INAVEM a présenté dans sa globalité, la directive européenne du 25 octobre 2012 établissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité., pour s'arrêter plus précisément sur l'article 22 de cette directive. De façon générale on peut déjà dire que ce texte apporte davantage d'effectivité et de lisibilité pour les victimes et la garantie de leurs droits : effectivité car on a un texte ayant une force juridique plus importante, qui lie clairement les États dans le résultat à atteindre.

La directive s'adresse et s'applique à toutes les victimes d'infractions en général, et non pas à une catégorie particulière, et concentre ainsi en un texte unique l'ensemble des droits reconnus aux victimes, plus précisément quatre grandes séries de droits, énoncées à l'article premier et repris dans des chapitres successifs :
1- information,
2- soutien,
3- protection,
4- participation à la procédure pénale.

Le texte européen intègre des innovations appelant des modifications du droit interne :
- sans doute pas la plus importante mais qui peut impacter directement les AAV : l'assistance de la victime par tout tiers de son choix, lors du premier contact avec l'autorité compétente (art. 3-3), mais plus généralement tout au long de l'enquête (art. 20-c). En droit français, rien n'est prévu à ce sujet pour les victimes majeures : ce rôle d'accompagnement pourrait être confiée à une AAV, a minima pour le premier contact avec l'autorité compétente, l'objectif de la directive étant d'aider la victime à comprendre les informations reçues et à se faire comprendre, lui procurer un soutien moral et une aide matérielle.

- la mise en oeuvre d'un droit à la traduction et à l'interprétation (articles 7 et 5 pour le dépôt de plainte) : l'article 5 prévoit, sur demande de la victime, lorsqu'elle dépose plainte, une traduction de son récépissé de plainte, dans une langue qu'elle comprend => en droit français est actuellement prévu l'octroi à la victime du récépissé de sa plainte, mais rien concernant une traduction éventuelle ; l'article 7 prévoit le recours à un interprète, sur demande de la victime, pendant l'audition, l'instruction et l'audience => en droit français ce droit à l'interprète n'est pas prévu au stade de l'enquête, le recours à un interprète étant de droit pour la victime durant l'audience, et pas avant. Dès lors ce droit à la traduction dès l'implication de la victime dans la procédure, suppose une réforme.

- la mise en place de la justice restaurative : elle est définie à l'article 2-d de la directive comme « tout processus permettant à la victime et à l'auteur de l'infraction de participer activement, s'ils y consentent librement, à la solution des difficultés résultant de l'infraction pénale, avec l'aide d'un tiers indépendant ». Certaines expérimentations ont d'ores et déjà été menées en France, depuis 2012 et avec l'INAVEM, et la loi du 15/08/2014 relatif à l'individualisation des peines et renforçant l'efficacité des sanctions pénales a introduit la JR dans le CPP.

La principale nouveauté concerne le droit à la protection des victimes de la criminalité. Le droit à la protection qu'offre la directive à toute victime d'infraction, quelle que soit la nature de l'infraction et le statut de la victime, suppose comme pré requis qu'une procédure pénale soit enclenchée (càd plainte de la victime ou poursuites déclenchées par les autorités judiciaires, selon le Considérant 22) ; en revanche, les victimes doivent être objet de protection dans tous les cas, c'est-à-dire quel que soit leur statut procédural, et conformément à leurs souhaits, donc même si elles décident simplement d'assister au procès sans devenir partie ou s'y exprimer.

Comme toutes les victimes ont un droit de protection, il faut pouvoir évaluer quel type de besoins de protection elles peuvent avoir, d'où l'évaluation personnalisée de l'article 22, qui a fait l'objet en France d'une expérimentation sur 7 TGI. Une protection minimale est ainsi prévue par cette directive à l'égard de toute victime et des mesures spéciales de protection renforcée contre les risques de victimisation secondaire et répétée, d'intimidations et de représailles seront possibles suite à l'évaluation personnalisée de chaque victime.

Blandine Collin, la directrice de l'association d'aide aux victimes de Nancy (GNAV), a fait un retour de plusieurs mois d'expérimentation de ces entretiens personnalisés avec les victimes, via le biais la pychologue de l'Unité médico-judiciaire, puis des professionnels de l'association INAVEM de Nancy.

Isabelle Sadowski a ensuite refait un point sur les autres sites expérimentaux qui se sont tous appuyés sur l'élaboration d'une trame spécifique pour procéder à l'évaluation : soit un questionnaire, ou alors une « feuille de route » avec des questions ouvertes afin de détecter la vulnérabilité de la victime.

L'évaluation personnalisée devant concerner toute victime d'infraction sans aucune exclusion, il est indispensable de prévoir plusieurs filtres d'évaluation : un premier repérage, puis une évaluation approfondie réservée aux victimes les plus « exposées », laquelle est réalisée dans tous les projets par l'AAV.

icon Dossier soirée Europe Art22 (377.93 KB)

icon CP journée européenne des victimes 22 février 2015 (311.79 KB)

 
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