Charte des services d'aide aux victimesL'INAVEM a créé une charte qui encadre le fonctionnement des associations et services d'aide aux victimes, et informe des obligations réciproques de la fédéraiton et de ses adhérents.
ARTICLE 1 - ADHÉSIONPour être membre de l'INAVEM, une Association ou un Service Municipal doit exercer une activité "d'aide aux victimes". Les instances exerçant la seule activité de médiation doivent obligatoirement être rattachées par convention à un service d'aide aux victimes.
ARTICLE 2 - DÉFINITION DE L'AIDE AUX VICTIMESL'aide aux victimes se définit comme suit :
ARTICLE 3 - DÉFINITION DE LA MÉDIATIONLa médiation pénale se définit comme la recherche, par l'intervention d'un tiers neutre, d'une solution librement négociée entre les parties à un conflit né d'une infraction.
La mise en oeuvre de la médiation pénale doit s'articuler avec tous les acteurs du monde judiciaire. Les services de médiation pénale agissent sur délégation des magistrats du Parquet ou du Siège dans le cadre d'un protocole ou d'une convention. La médiation pénale apparaît comme le prolongement naturel et logique de l'aide aux victimes. Elle permet à la fois la réparation des préjudices, la responsabilisation et la réinsertion de l'auteur de l'acte, tout en contribuant à la reconstitution du tissu social. Elle favorise la prévention de la récidive. Il est indispensable que le médiateur reçoive une formation spécifique. Le processus de médiation implique :
ARTICLE 4 - LE PERSONNELLe personnel des services d'Aide aux Victimes et de Médiation peut être soit bénévole, soit salarié.
Toute structure doit s'efforcer de recruter au minimum un permanent salarié, responsable de la coordination des différentes actions du service en matière d'aide aux victimes. Le personnel, salarié ou bénévole, doit posséder une qualification en relation avec son activité. La qualification initiale doit être nécessairement complétée dans le cadre des programmes de formation développés par l'INAVEM. Le personnel est tenu au secret professionnel. ARTICLE 5 - OBLIGATIONS DE FONCTIONNEMENTLes services d'Aide aux Victimes et de Médiation doivent être ouverts à tout public.
Leurs prestations sont gratuites. L'obligation de confidentialité lors des entretiens doit être assurée. Les services d'Aide aux Victimes et de Médiation doivent respecter les règles déontologiques des professions avec lesquelles ils sont amenés à collaborer. L'amplitude et la fréquence des permanences doivent permettre un accueil effectif des victimes. Dans leur soutien aux victimes d'actes criminels graves, ils doivent faire appel, si toutefois ils n'ont pas localement une réponse appropriée, aux personnes ressources de l'INAVEM. ARTICLE 6 - OBLIGATIONS DES SERVICES D'AIDE AUX VICTIMES ET DE MÉDIATION VIS-À-VIS DE L'INAVEMLes services adhérents à l'INAVEM s'engagent à :
ARTICLE 7 - OBLIGATIONS DE L'INAVEM VIS-À-VIS DES SERVICES D'AIDE AUX VICTIMES ET DE MÉDIATIONL'INAVEM rassemble les services d'Aide aux Victimes et de Médiation afin de promouvoir une politique en faveur des victimes.
L'INAVEM s'engage à :
ARTICLE 8 - RESPECT DE LA CHARTEL'INAVEM pourra refuser toute demande d'adhésion provenant de services qui ne rempliraient pas les obligations prévues par la présente Charte.
L'exécution des obligations prévues dans cette Charte sera soumise au contrôle de l'INAVEM qui pourra éventuellement prononcer l'exclusion du service ne s'y conformant pas. Les adhérents disposeront d'un délai de un an à compter de l'adoption de la présente Charte par le Conseil d'administration de l'INAVEM pour se mettre en conformité avec les obligations prévues par la Charte. Charte approuvée par l'Assemblée Générale du 10 juin 1993
|