Actions INAVEML'expertise de l'INAVEM dans la gestion d'événements collectifs s'est intensifiée depuis un certain nombre d'années, et peut s'illustrer au travers de plusieurs exemples : - Pour une synthèse des actions de l'INAVEM et de son réseau sur une période de 10 ans (jusqu'en 2001)
- Accident aérien de Charm El Cheikh le 3 janvier 2004- Accident aérien au Venezuela le 16 août 2005Le 16 août 2005, un avion colombien de type McDonnell-Douglas 82, effectuant une liaison entre le Panama et l’île de la Martinique, s’est écrasé dans l’ouest du Venezuela. Cet avion comptait 160 passagers à son bord, dont 8 membres d’équipage. La majorité des passagers étaient Français, pour la plupart d’origine martiniquaise. Il n’y a eu aucun survivant. Dès le 16 août 2005, l’INAVEM est entré en contact avec l’ARAMES, l'association d'aide aux victimes de Fort-de-France, qui avait déjà été saisie par le procureur de la République de Fort-de-France. Le directeur de l’AAV a immédiatement mobilisé son équipe, composée de 3 juristes et de 2 psychologues. Il a de plus recruté des psychologues supplémentaires pour intervenir dans les différents points d’accueil installés en Martinique. Outre la cellule de crise située à l’aéroport de Fort-de-France, où la psychologue de l’association était présente, d’autres points d’accueil et d’information ont été installés : comité d’entreprise de la Sécurité sociale, mairie de Basse-Pointe… Le ministère de la Justice a sollicité l’INAVEM, en liaison avec les associations locales d’aide aux victimes du réseau, et principalement l’ARAMES, pour mettre en œuvre toutes les mesures pour assurer une prise en charge et un accompagnement appropriés de ces victimes et de leurs familles : il a également joint la liste des passagers de l’avion. Par ailleurs,
compte tenu de la répartition géographique des victimes, les services
de la téléphonie Aide aux Victimes de l'INAVEM (08VICTIMES) ont
également être mobilisés, afin de donner toute information utile aux
proches des familles résidant en France métropolitaine recensés au
niveau des cellules de crise, celle du ministère des Affaires Étrangères notamment. Le 08VICTIMES a reçu plusieurs appels de
familles de victimes, qui ont alors été réorientées, soit vers
l’association d’aide aux victimes locale s’ils désiraient un soutien
psychologique, soit vers les numéros spécialement mis en place à la
Préfecture à Fort-de-France ou au ministère des Affaires Étrangères,
pour des informations de nature administrative.
L'INAVEM et toutes les AAV de son réseau sont par la suite restés mobilisés pour venir en aide aux familles des victimes. |