Fonds de Garantie Infractions et TerrorismeLe Fonds de Garantie a été créé par la loi pour indemniser au départ, au titre de la solidarité nationale, les victimes d'accidents de la circulation qui ne pouvaient être prises en charge à aucun autre titre.
Ses missions ont par la suite été étendues : dès 1986, un fonds d'indemnisation est créé en faveur des victimes d'attentats en France et des ressortissants français victimes d'actes de terrorisme à l'étranger. En 1990, le fonds d'indemnisation des victimes d'actes de terrorisme est étendu aux victimes d'autres infractions pour devenir le Fonds de Garantie des victimes d'actes de Terrorisme et d'autres Infractions (FGTI). La loi du 6 juillet 1990 a créé le Fonds de
Garantie des Victimes des Actes de Terrorisme et d’autres Infractions
(FGTI) qui indemnise :
Le
FGTI est financé par un prélèvement sur les contrats d’assurances de
biens. Cette contribution s’élève à 3,30 euros par contrat en 2005. L'INAVEM est membre du Conseil d'administration du FGTI. Pour en savoir plus ...
FGTI (Terrorisme et Infractions) en 2006 17 560 dossiers pour 240 millions d’euros d’indemnités réglées 58 000 actions contre les responsables pour 47 millions d’euros d’encaissement FGAO (accidents de la circulation …) en 2006 24 200 dossiers pour 104 millions d’euros d’indemnité réglées 23 000 actions contre les responsables pour 15 millions d’euros d’encaissement Par ailleurs, la loi du 1er juillet 2008 confie au FGTI une nouvelle mission : celle de la gestion d'un Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions (SARVI), entré en vigueur le 1er octobre 2008. Ce
nouveau dispositif constitue
une véritable avancée en termes de droits des victimes, leur permettant
une indemnisation plus rapide, plus simple et plus efficace.
Désormais, pour toute décision de justice rendue à compter du 1er octobre 2008, octroyant à une victime constituée partie civile des dommages et intérêts, celle-ci pourra, dans un délai de deux mois à compter du jour où la décision aura acquis un caractère définitif, saisir le SARVI d’une demande d’aide au recouvrement de ses dommages et intérêts et des frais de procédure. Ces dispositions s’appliqueront si la victime n’a pas déjà été indemnisée par l’auteur de l’infraction, et si elle n’est pas éligible devant la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI). Si le montant accordé par le tribunal est inférieur à 1 000 euros, l'indemnisation de la victime sera intégrale ; si les sommes accordées sont supérieures à 1 000 euros, le SARVI versera alors à la victime une provision de 30 % du montant, compris entre 1 000 et 3 000 euros. Cette somme devra être versée par le SARVI à la victime dans le délai de deux mois à compter de la réception de la demande d’aide au recouvrement, le SARVI se chargeant ensuite de récupérer les sommes dues auprès de l’auteur de l’infraction. Voir aussi www.justice.gouv.fr Ainsi que le nouveau site du SARVI www.sarvi.org La loi du 1er juillet 2008 a également simplifié la procédure d'indemnisation devant la CIVI des propriétaires de véhicules incendiés, désormais plus favorable aux victimes : en effet, elles n'auront plus besoin de prouver devant la CIVI qu'elles se trouvent dans une situation matérielle ou psychologique grave du fait de l’infraction pour être remboursées, de plus, le plafond de ressources pour pouvoir bénéficier de ce dispositif a été rehaussé (1 992 euros). |